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Voici quelques extraits de mes écrits, de mes humeurs...

  • RENDEZ VOUS A LA FNAC BORDEAUX

     

    Bonjour à tous !

     

    J’ai l’immense plaisir de vous informer que je serai à la

     

    FNAC de Bordeaux Ste Catherine

    adresse : 50 rue Ste Catherine, 33000 Bordeaux

    les

    Vendredi 27 et samedi 28 avril de 14h30 à 18h30

     

    Pour une séquence dédicace dans le cadre du salon des Auteurs Aquitains.

     

    https://www.fnac.com/Les-auteurs-d-Aquitaine-font-salon-a-la-Fnac/cp39127/w-4

     

    J’espère avoir le plaisir de vous y retrouver…

     

    J’aurai mon « œuvre » avec moi, mon plus beau stylo et mon plus beau sourire !

     

    Dans l’attente, je vous souhaite une excellente journée.

     

     

     

    2018 04 27 Fnac Les auteurs d'Aquitaine dédicacent.jpg

     

     

  • Ah ! Si...

     

    Ah ! Si...

     

    Ah ! Si cette rombière de Madame de Lucrèce n'avait pas fait un esclandre ce jour d’août 1960 ! Pour un pot de chambre ébréché. Un vulgaire pot de chambre.

    Ah ! Si la jeune Marie, femme de ménage de son état, ne s'était pas « prise le bec » avec cette vieille peau comme elle l'appelait, excédée par ce nouveau caprice d'enfant gâtée ! Heureusement, la patronne de l'hôtel, Madame Rivière, s'était voulue conciliante. Juste en personnel disponible, elle avait acquiescé que la cliente abusait un peu. Elle avait même admis, du bout des lèvres, que celle-ci avait un caractère difficile. Mais une cliente était une cliente ! Qui payait bien de surcroît. Fidèle et généreuse sous ses traits antipathiques. L'hôtel ne pouvait pas se permettre de la perdre, il en allait de sa réputation. Aussi Madame Rivière, la patronne, avait-elle décidé de satisfaire son hôte. Le pot de faïence était fêlé : on allait le changer sur le champ.

    Ah ! Si la jeune Pauline, jolie petite brune énergique au service de Madame Rivière depuis deux saisons maintenant, n’était pas passée dans le hall de l’hôtel juste à ce moment précis ! Juste sous le nez de sa patronne ! Ce n’est sûrement pas elle qui se serait acquittée de la tâche, qui aurait été missionnée pour acheter le pot de rechange….

    Ah ! Si Monsieur Loubère, le droguiste du coin n'avait pas fermé sa boutique ce jour-là ! Exceptionnellement. Pour cause d'enterrement de sa sœur, Janine, la cadette. Décédée d'une longue maladie. Déjà à l'époque. Ce qui obligea la jeune et jolie Pauline à arpenter les rues de Lourdes afin de trouver un autre commerçant approprié. Car il n’était pas question de faillir à la tâche. Et de contrarier Madame de Lucrèce. Cela dit, rien ne faisait peur à cette espiègle souletine, née dans une ferme au milieu d'une vallée perdue. Elle avait l'habitude de marcher des kilomètres et des kilomètres pour aller au bal du samedi soir ou encore à la messe du dimanche matin.

    Ah ! Si un violent orage n'avait pas éclaté, cet après-midi-là, dans le ciel de Bigorre ! Pauline, alors sur le chemin du retour, son sésame sous le bras, n’aurait pas été contrainte de s’abriter quelques minutes sous une marquise en plein milieu de la rue de Langelle.

    ...

    Ah ! Si François n'avait pas été de mariage ce dernier week-end là ! De son frère aîné, Pierre. Celui qui travaillait à la forge à Bagnères. S’il n’avait pas été le témoin attitré de cette noce dont on parla de longues années pour son ambiance extraordinaire, il n'aurait pas dû échanger son jour de repos avec Jean-Pierre.

    Jean-Pierre, son collègue valet de chambre. Qui effectuait lui aussi la saison et avec qui il s'entendait si bien. Jean-Pierre, le Basque comme tout le monde l’appelait. Jeune, dynamique, un peu « truffeur ». Beaucoup même. Mais toujours tiré à quatre épingles et toujours prêt à rendre service.

    Ah ! Si la tête de delco n'avait pas immobilisé la vieille Aronde du Basque pour une huitaine chez le garagiste ! Justement débordé cette semaine avec la horde de fidèles débarqués des quatre coins de France pour la procession du quinze août. Et qui avaient tous des problèmes qui mécaniques, qui pneumatiques, qui liturgiques. Il n’aurait pas été là, Jean-Pierre, à se promener tout seul un jour de semaine dans les rues de la ville. Un mardi. À quoi bon être de repos un mardi ? Tout le monde travaille, personne n'est disponible. C'est un jour de perdu. Quitte à faire la pige loin de chez soi, autant travailler pour gagner plus !

    Ah ! Si Jean-Pierre, pour tuer le temps qui virait au gris, n’avait pas eu la bonne idée, quelques minutes auparavant et sous l’emprise de l’ennui, de se payer une séance de cinéma ! Le dernier film avec Brigitte Bardot. Il ne serait jamais passé, lui non plus, cet après-midi là, rue de Langelle.

    Ah ! Si l'orage ne l’avait pas surpris, lui aussi, et ne l’avait pas obligé à se protéger sous le premier abri venu !

    Et si sous ce premier abri venu, la marquise d’une belle bâtisse lourdaise, ne s’était pas déjà trouvée par hasard, la jeune et jolie Pauline !

    Oui, si ces deux là ne s’étaient pas rencontrés fortuitement, au bon caprice du destin et de la météo un jour d’août mille neuf cent soixante, et bien…

    et bien…

    et bien…

    et bien vous ne seriez pas là, VOUS, en ce moment, en train de lire ces quelques lignes.

     

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  • MESDAMES

     

    Mesdames,

     

    J'ai trois mots à vous dire
    Plus beaux qu'une émeraude
    Plus mélodieux qu'une ode
    À glisser sans attendre
    Avant qu'ils ne soient cendre...

    J'ai trois mots à vous dire
    Qui parlent d'euphorie
    D’une grâce infinie
    De mon âme servile
    Quand vous battez vos cils...

    J'ai trois mots à vous dire
    Mais la beauté inonde
    Les bris de ma faconde
    Et mes sons balbutient
    Pour vous mes égéries...

    J'ai trois mots à vous dire
    Si durs à prononcer
    Qu'ils s'échouent à vos pieds
    Dans de longs baratins
    Où je perds mon latin...

    J'ai trois mots à vous dire
    Mais mon cœur est trop vif
    Malhabile émotif
    Que toujours je m'épanche
    Dans de trop larges tranches...
     

    J'ai trois mots à vous dire
    À nul autre pareil
    Au creux de votre oreille
    Qui se muent en malaise
    Se perdent en fadaises...

    J'ai trois mots à vous dire
    Qui me mettent en émoi

    Papillonnent en moi...
    Aussi je les écris
    Avant qu'ils ne s'enfuient :
     

    Je vous aime.

     

    Laurent Ayçaguer

    Auteur à temps gagné
    le 8 mars 2018, pour la « Journée Internationale des droits des Femmes »

    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/

     

    P2174046

     

     

  • Les Nuits D'Ivresse

     

    On verra si t’es là

    Si le ciel a l’éclat

    Si nos cœurs ont fait des nœuds

    Si la mer est toujours bleue,

     

    On verra si, tu m’aimes encore

    Si c’est la nuit, si c’est l’aurore...

     

    Pas de plans pas de projets

    Seul l’instant, les jours d’été

    Pas de plan, pas de promesses

    Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

     

    On verra si tes yeux

    Brillent encore de tous feux

    On verra, on verra si notre bateau

    N’a pas coulé au fond de l’eau,

     

    On verra si, je t’aime encore

    Si c’est la nuit, si c’est l’aurore,

     

    Pas de plans pas de projets

    Seul l’instant, les jours d’été

    Pas de plan, pas de promesses

    Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

     

    On verra si ça passe

    Si les années effacent

    Le désir, le besoin d’être avec toi,

    D’être chaque jour au creux de tes bras,

     

    On verra si on s’aime encore

    Si c’est la nuit, si c’est l’aurore

     

    Pas de plans pas de projets

    Seul l’instant, les jours d’été

    Pas de plan, pas de promesses

    Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

     

    Chanson "LES NUITS D'IVRESSE" - P-YO (album "Rock En Stock"),

    Paroles : Laurent Ayçaguer / Musique et chant : P-YO

    En musique sur...

    https://soundcloud.com/user-519850351/les-nuits-divresse

     

    Peyo nuit ivresse ter

     

     

  • Saint Vincent

     

    On l’appelait Vincent

    Elle habitait Vincennes

    Il n’était pas marrant

    Elle était sa marraine.

    De son regard perçant

    À travers ses persiennes

    Elle épiait les passants

    Dans une moue pas saine.

     

    Il était communiant

    Elle était comme une hyène

    Il avait peu d’allant

    Ne manquait pas d’haleine,

    Il était un manant

    Il l’appelait ma naine

    Lui lisait du Sagan

    En lui ôtant sa gaine.

     

    Il trouvait ça bien chiant

    Mais c’était une chienne

    Venait deux fois dans l’an

    Et la frappait dans l’aine.

    Elle poussait des chants

    Elle sortait des chaînes

    Et finissait en sang

    Drôle de mise en scène !

     

    On l’appelait Vincent

    Elle habitait Vincennes

    Il était communiant

    Elle était comme une hyène,

    On l’appelait Vincent

    Elle habitait Vincennes,

    Il était le passant

    D’une histoire pas saine.

     

    Bonne fête à tous les Vincent !

     

    Extrait de « Po-M-Rock »

    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/po-m-rock-extraits.html

    Illustration : Poutch

     

  • BONNE ANNEE 2018

     

    Finis
    Les promesses de Gascon
    Les palabres d’élections
    Les « ça ira mieux demain »
    Les poudres de perlimpinpin
    2018 sera…

    Finis
    Les bonnes résolutions
    Les proches révolutions
    Les vœux de prospérité
    Les rêves d’égalité
    2018 sera…

    Finis
    Les souhaits de guérison
    Vaines affabulations
    Les croyances dérisoires
    Les utopies illusoires
    2018 sera…

    Finis
    Les prières à Cupidon
    Les secrètes évasions
    Les chimères de princesses
    Les romans à l’eau de Seltz
    2018 sera…

    Finis
    Les augures de raison
    Les sages décisions
    Les coutumes usitées
    Les « bonne et heureuse année »
    2018 sera…

    2018 sera
    Ce que vous en ferez
    2018 sera
    Ce que nous en ferons.

    MEILLEURS VŒUX DE BONNE SANTE A TOUS POUR LA NOUVELLE ANNEE

    Laurent Ayçaguer
    Auteur à temps gagné
     

     

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  • Rendez-vous samedi !

    Au plaisir de vous y retrouver...

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  • Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

    IL A OUVERT LES MAINS

     

    Il a ouvert les mains

    Les paumes vers le ciel

    Pour inviter sa belle

    À quelques doux câlins,

     

    Elle a baissé les yeux

    Son visage a rougi

    Et d’un pas indécis

    S’est approchée un peu….

     

    Il a ouvert les bras

    Un sourire à ses lèvres

    De sa plus douce voix

    A susurré la trêve,

     

    Elle a fermé les yeux

    Lui a offert sa joue

    Et a prêté son cou

    Aux rites amoureux…

     

    Il a fermé les bras

    Pour enlacer sa belle

    S’enivrer de son miel

    Et de ses râles bas, 

     

    Il a serré le poing

    Lui a soufflé je t’aime

    Et le visage blême

    Il a levé la main …!

     

    Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

    Extrait de : Po-M-Rock

    https://www.amazon.fr/-/e/B004MSM5Z4

     

    Photo Cedric Sorel

    Violence femme cedric sorel

     

     

     

     

  • En DO majeur

    EN DO MAJEUR

     

    Je t’aime en Do majeur

    Bien docile

    Ou dominant,

    Je t’aime en Do majeur

    Dorénavant.

    Je t’aime en Sol majeur

    Déboussolé

    Ou insolent,

    Je t’aime en Sol majeur

    Solidement.

     

    Mais je ne t’aime pas en Mi

    Car le mi est mitigé.

     

    Je t’aime en La majeur

    Malhabile

    Ou larmoyant,

    Je t’aime en La majeur

    Lascivement.

    Je t’aime en Fa majeur

    En fasciné

    En fabulant,

    Je t’aime en Fa majeur

    Fatalement.

     

    Mais je ne t’aime pas en Si

    Car le si est simagrées.

     

    Je t’aime en Ré majeur

    En révolté

    En rayonnant,

    Je t’aime en Ré majeur

    Résolument.

     

    Extrait de "POUR QUELQUES VERS DE TROP"

    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/pour-quelques-vers-de-trop.html

     

  • TOUSSAINT

    TOUSSAINT

    J’ai pleuré sur un vieux tombeau
    Constellé de vers de Rimbaud
    Enchanté par autant de rimes...
    Que la douleur rendait sublimes,
    J’ai posé ma main sur la pierre
    De ce sinistre monument
    Je connais aujourd’hui sur terre
    Plus de gens morts que de vivants.

    À Toussaint
    L’âme impose le courage
    À Toussaint
    Tout est soupir, tout est orage.

    J’ai prié au soleil couchant
    La mémoire de mes parents
    Dans les allées des cimetières
    La vie devient plus éphémère,
    Entre épitaphes et caveaux
    Dernière demeure des miens
    J’ai recraché tous les sanglots
    Que je contiens au quotidien.

    À Toussaint
    L’âme pose ses nuages
    À Toussaint
    Tout est honneur, tout est hommage.

    J’ai traîné ma mélancolie
    À ressasser ainsi ma vie
    Moi le survivant inutile
    Moi le naufragé en exil,
    J’ai cité des mots de Prévert
    Sur la stèle d’amis défunts
    Aujourd’hui vieux loup solitaire
    Sans eux je me sens importun.

    À Toussaint
    L’âme implose sans ambages
    À Toussaint
    Tout est plus noir, tout est ombrage.

     

    Extrait de "POUR QUELQUES VERS DE TROP" 

    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/pour-quelques-vers-de-trop.html

     

     

  • 17 octobre, journée Mondiale du refus de la misère

    S.D.F

    Sans Domicile Fixe
    Sans Défense ni Force
    Si Désenchanté et Fatigué,
    Sans Domicile Fixe
    Sans Demeure ni Famille
    Si Déshonoré Fatalement.
     
    Sans Domicile Fixe
    Sans Dignité ni Fierté
    Si Déficient et Frêle,
    Sans Domicile Fixe
    Sans Droit ni Faveur
    Si Démuni Financièrement.
     
    Sans Domicile Fixe
    Sans Débouché ni Futur
    Si Dépité Forcément,
    Sans Domicile Fixe
    Si Différemment Français
    Si Discriminé Finalement.
     
    Et d’autres
    Si Démagogues et Fortunés,
    Et nous autres
    Si inDiFférents !
     
    17 octobre, journée Mondiale du refus de la misère
     
    "S.D.F" extrait de "Ma Muse Est Revenue"
    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/ma-muse-est-revenue-nouvelles-et-poesies.html
     

  • ANNA GAVALDA

     

    "Si j'avais su que je l'aimais autant, je l'aurais aimé encore davantage"

     

    Extrait de "FENDRE L'ARMURE"... toujours aussi fan de son écriture...

     

    Fendre larmure

  • TOM PETTY

     

    Hommage à un grand monsieur...

    https://m.youtube.com/watch?v=s5BJXwNeKsQ

     

    Image 1

     

     

  • LES BEAUX AIMENT ET LES LAIDS TUENT

     

    LES BEAUX AIMENT ET LES LAIDS TUENT
    Recueil de nouvelles, Prix Lisez Genès 2013,
    Ce week-end exceptionnellement, 10 euros livré chez vous.
    Extrait et commande sur le lien...
     
    Existe aussi en version numérique (voir lien aussi)
    Excellent week end à tous !
     
     
    Les beaux 1iere couverture

  • LE VENT DE L'AUTOMNE

     

    C'est l'automne aujourd'hui...

    Musique et chant : Emilie Uthurry

    Paroles : Laurent Ayçaguer et Kevin Gatbele

    Clip sur : https://m.youtube.com/watch?v=jjOhOaGBVSA   Ou bien en cliquant sur la photo... Bonne écoute...

     

    Image

  • ÉMILIE

     

    ÉMILIE

     

    Emilie sur le green

    La peau blanche

    Indolence, jouvence, ballerine,

    Moi avec ma Breitling

    Sur la manche

    Arrogance, révérence, qui m’incline…

    Quand la belle inconnue

    Au détour

    Me sourit.

     

    Emilie sur le green

    Se déhanche

    Se balance, et s’avance coquine,

    Moi un œil sur son string

    Sur ses hanches

    Complaisance, indulgence, qui m’indigne…

    Car sa balle est perdue

    Au secours

    Loin du tee.

     

    Emilie sur le green

    Qui s’épanche

    Malchance, souffrance, dos en ruine,

    Moi sans autre planning

    Ce dimanche

    Insouciance, en vacances qui badine…

    Car la belle ingénue

    Sans détour

    M’éblouit.

     

    Emilie sur le green

    Qui se penche

    Connivence, abondance de poitrine,

    Moi fort d’un bon feeling

    L’œil qui flanche

    Attirance, espérances mesquines…

    À la belle insinue

    Un détour

    Interdit.

     

    Tous les deux sur le green

    Ce dimanche

    En vacances, impudence cabotine,

    Tous les deux sur le green

    Une tranche

    De jouissance, en silence, en sourdine…

     

    Si la balle

    Est perdue

    On s’en fout

    Aujourd’hui…

    Car la belle

    Eperdue

    À mon cou

    S'enhardit !

     

    Bonne fête à toutes les ÉMILIE...

     

  • MELISSMELL

     

    En voilà une autre avec qui j'aimerais vraiment travailler...

  • 10 septembre : Journée Mondiale de prévention du suicide

     

    Tout là-haut, hébétée
    Ressassant à l’excès
    Ses écarts avérés
    Ses erreurs insensées
    Coralie face aux vents
    À deux pas du néant
    Vomit d’accablement
    Ses regrets lancinants,

    Ce soir, déterminée
    Contre le parapet
    Ayant terré l’idée
    D’être un jour libérée
    Elle se livre aux vents
    Devant un trou béant
    Pour souffler ses tourments
    Ses chagrins trop violents.

    Tout là-haut, apeurée
    Plus seule que jamais
    Par le vide happée
    Par les maux torturée
    Coralie cède aux vents
    Ses brûlures d’enfant
    Qui depuis si longtemps
    La minent lentement,

    À mille lieues perchée
    Légèrement penchée
    Par le vide enivrée
    Une lettre à ses pieds
    Elle se donne aux vents
    Devant un trou béant
    À deux pas du néant
    Deux pas du firmament.

     

    Capture 1