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Voici quelques extraits de mes écrits, de mes humeurs...

  • I.V.G

    N’y a-t-il donc pas une Simone qui veille

    Quelque part dans les plaines des États-Unis

    Pour que la conscience collective s’éveille

    Pour que les femmes soient maîtresses de leur vie?

     

    N’y a-t-il donc pas une Simone là-bas

    Dans ce melting-pot aux obsessions puritaines

    Pour laisser aux femmes d’élémentaires droits

    Pour accorder le choix quand l’erreur est humaine?

     

    N’est-il point de dégoût au pays du vieux Sam

    Que de vouloir condamner des âmes souillées

    Par d’archaïques lois que des extrêmes acclament?

     

    N'est-il point de honte que de vouloir blâmer

    Des vies accidentées sans aucun état d’âme

    Dans ce grand pays qui prône la liberté ?

     

    Inédit mai 2022...

    Illustration : Coco, dessinatrice

    Bon week-end à tous

     

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  • Elle donnait du temps

    ELLE DONNAIT DU TEMPS

     

    Elle donnait du temps à des enfants

    Des sans le sou,

    Juste des pauvres gens

    Accrochés à son cou,

    Elle donnait son temps à des mendiants

    Soi-disant fous

    Soi-disant différents

    Qui demandaient beaucoup,

     

    Moi j’étais là, je l’observais

    En vieux garçon émerveillé

    Osant à peine lui parler,

    L’aborder…

     

    Elle affichait le ciel au fond des yeux

    Dans un sourire

    Effacé par des bleus

    Et des profonds soupirs,

    Les rayons du soleil dans ses cheveux

    Venaient mourir

    Devant les malheureux

    Qu’elle aidait à tenir,

     

    Moi j’étais là, à ne rien faire

    En vieux grognon célibataire

    En soupirant imaginaire,

    Solitaire…

     

    Elle donnait du temps et de l’amour

    Aux oubliés,

    Sans attendre un retour

    Sans arrière-pensée,

    Elle offrait tout son cœur et du secours

    Aux va-nu-pieds,

    Du soir au petit jour

    De la rue au foyer,

     

    Moi j’étais là, je l’observais

    En fonctionnaire de la paix

    En ronde dans la nuit bleutée,

    Épaté…

     

    Elle donnait du temps et de sa vie

    À des parias,

    Toujours anéantie

    Devant tant de dégâts,

    Elle donnait son temps et puis sa vie

    Pour des repas

    À des plus démunis

    Sans travail et sans toit,

     

    Moi j’étais là, à l’admirer

    Incapable de l’aborder

    Trop timide et trop complexé,

    Sidéré…

     

    Mais, une nuit elle n’est pas venue

    Le cœur trop lourd,

    Elle avait disparu

    Laissant un vide autour.

    Mais, un soir elle n’est pas revenue

    Personne autour

    Ne l’a jamais revue

    Donner tout son amour,

     

    Moi je suis là, depuis je pleure

    Si j’avais pu ouvrir mon cœur

    Si j’avais surmonté mes peurs

    À cette heure,

    À cette heure…

     

    "Elle donnait du temps" extrait de LES QUATRE SAISONS

     

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  • Il a ouvert les mains

    IL A OUVERT LES MAINS

     

    Il a ouvert les mains

    Les paumes vers le ciel

    Pour inviter sa belle

    À quelques doux câlins,

     

    Elle a baissé les yeux

    Son visage a rougi

    Et d’un pas indécis

    S’est approchée un peu…

     

    Il a ouvert les bras

    Un sourire à ses lèvres

    De sa plus douce voix

    A susurré la trêve,

     

    Elle a fermé les yeux

    Lui a offert sa joue

    Elle a prêté son cou

    Aux rites amoureux…

     

    Il a fermé les bras

    Pour enlacer sa belle

    S’enivrer de son miel

    Et de ses râles bas,

     

    Il a serré le poing

    Lui a soufflé je t’aime

    Et le visage blême

    Il a levé la main !

     

    "Il a ouvert les mains" extrait de "PO-M-ROCK"

    Interprété et mis en Musique par les élèves de l'atelier "Slam et Musique" du Lycée de Navarre à Saint-Jean-Pied-de-Port

    Vidéo sur : https://www.youtube.com/watch?v=ZeV7hTe4Dng

    Immense merci à eux !

     

    Il a ouvert les mains

     

  • Pas de voeux

     

    PAS DE VŒUX !

    Pas de vœux cette année
    Des aveux avérés
    D’insouciance enterrée
    De jouissances gâchées,

    Pas de vœux en ce soir
    Désaveu aux mâchoires :
    Ils seraient illusoires
    Les désirs dérisoires,

    Pas de vœux déplacés
    De chaleureux souhaits
    Nos espoirs agrippés
    Aux espoirs des grippés,

    Pas de vœux en cette heure
    Pas le feu, pas le cœur
    Pas de souhaits, pas de leurre
    Juste des jours meilleurs...

    Laurent Ayçaguer, décembre 2020

    2020 2021 def ok

     

  • Déconfits

    Appel au secours

    Des âmes esseulées

    Pour le grand retour

    Des déconfinés,

    Au diable les frasques

    Le bon temps n'est plus

    Derrière les masques

    La grande inconnue...

     

    Appel aux distances

    Aux gestes barrières

    C'est la nouvel' danse

    Du pas en arrière,

    Adieu le sourire

    Qui pouvait charmer

    Il faudra séduire

    Sans trop (s)’exposer…

     

    Plus de baisers, plus d'accolades

    Juste les yeux en embuscade,

    Pas de corps à corps, ni d'étreinte

    Ce sera l'amor sous contrainte !

     

    Appel à l'envie Des célibataires

    Quand les lieux de vie

    Seront délétères,

    Bye bye les fiestas

    Le règne du mètre

    Sera le diktat

    Il faut bien l'admettre !

     

    Appel déconfit

    Des cœurs en pâture

    Ça sent le roussi

    La déconfiture,

    Déprimante vie

    Si la peur est là

    Alors que l'envie

    Chatouille l'émoi...

     

    Plus de baisers, plus d'accolades

    Juste les yeux en embuscade,

    Pas de corps à corps, ni d'étreinte

    Ce sera l'amor sous contrainte !

     

    "Petite inspiration" du dimanche 3 mai...

    Prenez-soin de vous ! 

     

    Texte publié depuis dans "LES QUATRE SAISONS"

    Deconfits

     

  • La coiffeuse

    Elle écoute des histoires

    Comme on écoute la mer

    En noyant son regard

    Sur les dunes côtières,

    Elle écoute des histoires

    Des ragots, des chimères

    Qu’elle emporte le soir

    À des années lumière.

     

    Elle met des couleurs

    Aux cheveux les plus noirs

    Sur des potins mineurs

    Sur des mots sans histoire,

    Elle met des couleurs

    Aux idées les plus noires

    Comme un peu de chaleur

    Au fond d’un isoloir.

     

    Refrain :

    La coiffeuse soupire

    Entre soins et brillance

    Quand la journée s’étire

    Au son des confidences…

     

    Elle connaît les gens

    Et le temps qu’il fera

    Au travers des clients

    Qui passent entre ses doigts,

    Elle connaît le temps

    Qu’il faut passer parfois

    À écouter du vent

    Des mots de second choix.

     

    Elle rêve d’un ciel

    D’un endroit silencieux

    Loin des tubes de gel

    Et des shampoings aux œufs,

    Elle rêve d’un ciel

    Loin de tous les aveux

    Des femmes infidèles

    Des hommes prétentieux.

     

    Refrain :

    La coiffeuse soupire

    Entre soins et brillance

    Quand la journée s’étire

    Au son des confidences…

     

    Elle écoute des histoires

    Comme on écoute la mer

    Juste…

    Pour un peu de pourboire

    Dans une boîte en fer.

     

    Texte extrait de "LA VIE EXTRAORDINAIRE DES GENS ORDINAIRE"

    En attendant qu'une mélodie vienne s'y frotter... à bon entendeur musicien... salut ! ;-)

    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/la-vie-extraordinaire-des-gens-ordinaire.html

    Coiffeuse

     

  • Le désert avance

    Le désert avance, avance

    Et nous autres,

    Nous comptons les grains de sable

    Pitoyables

    Nous brûlons par les deux bouts

    Nos atouts.

     

    La mer monte, monte, monte

    Et nous autres,

    Nous épongeons les records

    Sans accord

    Nous cautionnons sans ambages

    Le naufrage.

     

    Sous le soleil exactement

    Et sous les eaux prochainement

    Nous continuons dans l'indécence

    À scier la branche et la chance,

    Sous le soleil exactement

    Et sous les eaux prochainement

    Nous cultivons dans l'abondance

    Les prés carrés de l'inconscience.

     

    La facture grimpe, grimpe

    Et nous autres,

    Nous flambons allègrement

    Arrogants

    Nous tournoyons dans le vide

    Trop avides.

     

    La planète brûle, brûle

    Et nous autres,

    Nous cachons sous le tapis

    Le déni

    Nous attisons le brasier

    Insensés.

     

    Sous le soleil exactement

    Et sous les eaux prochainement

    Nous continuons dans l'indécence

    À scier la branche et la chance,

    Sous le soleil exactement

    Et sous les eaux prochainement

    Nous cultivons dans l'abondance

    Les prés carrés de l'inconscience.

     

    Le désert avance, avance

    Et nous autres,

    Nous maquillons par les mots

    Tous nos maux

    Nous occultons l'essentiel

    Démentiel !

     

    Extrait de "53 Pavés dans la mare"

    Alors que l'Australie brule...

    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/53-paves-dans-la-mare.html

     

    Australie

     

  • Ces quelques notes

     
    Je jetais ma cigarette
    M'asseyais sur le pavé,
    Quand la fille à sa fenêtre
    S'installait à son clavier.
    Je scrutais la rue déserte
    Et la belle pianotait
    Elle jouait quelques notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    On s'enfonçait dans le soir
    La nuit peu à peu tombait
    Les sons dansaient dans le noir
    Et mon âme s'enivrait.
    Elle ne devait pas savoir
    Que j'étais à ses côtés
    À savourer quelques notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    J’accompagnais de mes doigts
    Les refrains qu'elle chantait
    Et la douceur de sa voix
    Tout doucement me berçait.
    Avec le recul je crois
    Que mon cœur s'enhardissait
    Sous le charme de ces notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    Mais son père à la même heure
    Chaque soir l'interrompait
    "Ma fille il est bientôt l'heure
    Demain il faut se lever".
    Et dans un soupir majeur
    La belle arrêtait de jouer
    Et cessait ces quelques notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    J'allumais ma cigarette
    Le cœur encore sonné
    Regardais à la fenêtre
    Le store qui descendait.
    Je quittais la rue déserte
    Le lendemain revenais
    Pour écouter ces trois notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    "CES QUELQUES NOTES" publié dans 53 PAVES DANS LA MARE (et mis en musique sur le CD qui accompagne le livre
     
    Fenetre mai 2019