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Voici quelques extraits de mes écrits, de mes humeurs...

Je t'abhorre

Par Le 21/08/2022

Je t'abhorre

 

Je te hais à la folie
Dans tes perversions cupides
Dans tes griseries perfides
Quand tu craques une allumette
Dans les bois de nos ancêtres
Quand tu joues les incendiaires
Quand tu brûles notre terre,

Je t’abhorre à la folie
Dans ta quête du pouvoir
Dans tes desseins les plus noirs
Quand tu vises une centrale
Pour décrocher la timbale
Quand tu menaces tes pairs
Avec l’écueil nucléaire,

Je te hais à la folie
Dans tes obsessions démentes
Dans ta foi intolérante
Quant tu attentes à la vie
Par simple idéologie
Quand tu es conquistador
Quand tu prêches pour la mort,

Je t'abhorre à la folie
Dans tes abus d’être humain
Dans tes habits de requin
Quand tu consumes et consommes
Quand ta vie est une somme
Quand tu puises sans répit
Pour épuiser tes envies,

Je te hais à la folie
Dans les plis de ta démence
Dans ton absurde inconscience
Mais sache que malgré toi
Je ne renoncerai pas
J’ai promis à mes enfants
Un avenir souriant.

Inédit, août 2022

 

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I.V.G

Par Le 15/05/2022

N’y a-t-il donc pas une Simone qui veille

Quelque part dans les plaines des États-Unis

Pour que la conscience collective s’éveille

Pour que les femmes soient maîtresses de leur vie?

 

N’y a-t-il donc pas une Simone là-bas

Dans ce melting-pot aux obsessions puritaines

Pour laisser aux femmes d’élémentaires droits

Pour accorder le choix quand l’erreur est humaine?

 

N’est-il point de dégoût au pays du vieux Sam

Que de vouloir condamner des âmes souillées

Par d’archaïques lois que des extrêmes acclament?

 

N'est-il point de honte que de vouloir blâmer

Des vies accidentées sans aucun état d’âme

Dans ce grand pays qui prône la liberté ?

 

Inédit mai 2022...

Illustration : Coco, dessinatrice

Bon week-end à tous

 

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Elle donnait du temps

Par Le 10/04/2022

ELLE DONNAIT DU TEMPS

 

Elle donnait du temps à des enfants

Des sans le sou,

Juste des pauvres gens

Accrochés à son cou,

Elle donnait son temps à des mendiants

Soi-disant fous

Soi-disant différents

Qui demandaient beaucoup,

 

Moi j’étais là, je l’observais

En vieux garçon émerveillé

Osant à peine lui parler,

L’aborder…

 

Elle affichait le ciel au fond des yeux

Dans un sourire

Effacé par des bleus

Et des profonds soupirs,

Les rayons du soleil dans ses cheveux

Venaient mourir

Devant les malheureux

Qu’elle aidait à tenir,

 

Moi j’étais là, à ne rien faire

En vieux grognon célibataire

En soupirant imaginaire,

Solitaire…

 

Elle donnait du temps et de l’amour

Aux oubliés,

Sans attendre un retour

Sans arrière-pensée,

Elle offrait tout son cœur et du secours

Aux va-nu-pieds,

Du soir au petit jour

De la rue au foyer,

 

Moi j’étais là, je l’observais

En fonctionnaire de la paix

En ronde dans la nuit bleutée,

Épaté…

 

Elle donnait du temps et de sa vie

À des parias,

Toujours anéantie

Devant tant de dégâts,

Elle donnait son temps et puis sa vie

Pour des repas

À des plus démunis

Sans travail et sans toit,

 

Moi j’étais là, à l’admirer

Incapable de l’aborder

Trop timide et trop complexé,

Sidéré…

 

Mais, une nuit elle n’est pas venue

Le cœur trop lourd,

Elle avait disparu

Laissant un vide autour.

Mais, un soir elle n’est pas revenue

Personne autour

Ne l’a jamais revue

Donner tout son amour,

 

Moi je suis là, depuis je pleure

Si j’avais pu ouvrir mon cœur

Si j’avais surmonté mes peurs

À cette heure,

À cette heure…

 

"Elle donnait du temps" extrait de LES QUATRE SAISONS

 

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Il a ouvert les mains

Par Le 18/01/2021

IL A OUVERT LES MAINS

 

Il a ouvert les mains

Les paumes vers le ciel

Pour inviter sa belle

À quelques doux câlins,

 

Elle a baissé les yeux

Son visage a rougi

Et d’un pas indécis

S’est approchée un peu…

 

Il a ouvert les bras

Un sourire à ses lèvres

De sa plus douce voix

A susurré la trêve,

 

Elle a fermé les yeux

Lui a offert sa joue

Elle a prêté son cou

Aux rites amoureux…

 

Il a fermé les bras

Pour enlacer sa belle

S’enivrer de son miel

Et de ses râles bas,

 

Il a serré le poing

Lui a soufflé je t’aime

Et le visage blême

Il a levé la main !

 

"Il a ouvert les mains" extrait de "PO-M-ROCK"

Interprété et mis en Musique par les élèves de l'atelier "Slam et Musique" du Lycée de Navarre à Saint-Jean-Pied-de-Port

Vidéo sur : https://www.youtube.com/watch?v=ZeV7hTe4Dng

Immense merci à eux !

 

Il a ouvert les mains

 

Pas de voeux

Par Le 31/12/2020

 

PAS DE VŒUX !

Pas de vœux cette année
Des aveux avérés
D’insouciance enterrée
De jouissances gâchées,

Pas de vœux en ce soir
Désaveu aux mâchoires :
Ils seraient illusoires
Les désirs dérisoires,

Pas de vœux déplacés
De chaleureux souhaits
Nos espoirs agrippés
Aux espoirs des grippés,

Pas de vœux en cette heure
Pas le feu, pas le cœur
Pas de souhaits, pas de leurre
Juste des jours meilleurs...

Laurent Ayçaguer, décembre 2020

2020 2021 def ok

 

Déconfits

Par Le 04/05/2020

Appel au secours

Des âmes esseulées

Pour le grand retour

Des déconfinés,

Au diable les frasques

Le bon temps n'est plus

Derrière les masques

La grande inconnue...

 

Appel aux distances

Aux gestes barrières

C'est la nouvel' danse

Du pas en arrière,

Adieu le sourire

Qui pouvait charmer

Il faudra séduire

Sans trop (s)’exposer…

 

Plus de baisers, plus d'accolades

Juste les yeux en embuscade,

Pas de corps à corps, ni d'étreinte

Ce sera l'amor sous contrainte !

 

Appel à l'envie Des célibataires

Quand les lieux de vie

Seront délétères,

Bye bye les fiestas

Le règne du mètre

Sera le diktat

Il faut bien l'admettre !

 

Appel déconfit

Des cœurs en pâture

Ça sent le roussi

La déconfiture,

Déprimante vie

Si la peur est là

Alors que l'envie

Chatouille l'émoi...

 

Plus de baisers, plus d'accolades

Juste les yeux en embuscade,

Pas de corps à corps, ni d'étreinte

Ce sera l'amor sous contrainte !

 

"Petite inspiration" du dimanche 3 mai...

Prenez-soin de vous ! 

 

Texte publié depuis dans "LES QUATRE SAISONS"

Deconfits

 

La coiffeuse

Par Le 07/03/2020

Elle écoute des histoires

Comme on écoute la mer

En noyant son regard

Sur les dunes côtières,

Elle écoute des histoires

Des ragots, des chimères

Qu’elle emporte le soir

À des années lumière.

 

Elle met des couleurs

Aux cheveux les plus noirs

Sur des potins mineurs

Sur des mots sans histoire,

Elle met des couleurs

Aux idées les plus noires

Comme un peu de chaleur

Au fond d’un isoloir.

 

Refrain :

La coiffeuse soupire

Entre soins et brillance

Quand la journée s’étire

Au son des confidences…

 

Elle connaît les gens

Et le temps qu’il fera

Au travers des clients

Qui passent entre ses doigts,

Elle connaît le temps

Qu’il faut passer parfois

À écouter du vent

Des mots de second choix.

 

Elle rêve d’un ciel

D’un endroit silencieux

Loin des tubes de gel

Et des shampoings aux œufs,

Elle rêve d’un ciel

Loin de tous les aveux

Des femmes infidèles

Des hommes prétentieux.

 

Refrain :

La coiffeuse soupire

Entre soins et brillance

Quand la journée s’étire

Au son des confidences…

 

Elle écoute des histoires

Comme on écoute la mer

Juste…

Pour un peu de pourboire

Dans une boîte en fer.

 

Texte extrait de "LA VIE EXTRAORDINAIRE DES GENS ORDINAIRE"

En attendant qu'une mélodie vienne s'y frotter... à bon entendeur musicien... salut ! ;-)

http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/la-vie-extraordinaire-des-gens-ordinaire.html

Coiffeuse

 

Le désert avance

Par Le 13/01/2020

Le désert avance, avance

Et nous autres,

Nous comptons les grains de sable

Pitoyables

Nous brûlons par les deux bouts

Nos atouts.

 

La mer monte, monte, monte

Et nous autres,

Nous épongeons les records

Sans accord

Nous cautionnons sans ambages

Le naufrage.

 

Sous le soleil exactement

Et sous les eaux prochainement

Nous continuons dans l'indécence

À scier la branche et la chance,

Sous le soleil exactement

Et sous les eaux prochainement

Nous cultivons dans l'abondance

Les prés carrés de l'inconscience.

 

La facture grimpe, grimpe

Et nous autres,

Nous flambons allègrement

Arrogants

Nous tournoyons dans le vide

Trop avides.

 

La planète brûle, brûle

Et nous autres,

Nous cachons sous le tapis

Le déni

Nous attisons le brasier

Insensés.

 

Sous le soleil exactement

Et sous les eaux prochainement

Nous continuons dans l'indécence

À scier la branche et la chance,

Sous le soleil exactement

Et sous les eaux prochainement

Nous cultivons dans l'abondance

Les prés carrés de l'inconscience.

 

Le désert avance, avance

Et nous autres,

Nous maquillons par les mots

Tous nos maux

Nous occultons l'essentiel

Démentiel !

 

Extrait de "53 Pavés dans la mare"

Alors que l'Australie brule...

http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/53-paves-dans-la-mare.html

 

Australie