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Voici quelques extraits de mes écrits, de mes humeurs...

  • IL A OUVERT LES MAINS

    IL A OUVERT LES MAINS

     

    Il a ouvert les mains

    Les paumes vers le ciel

    Pour inviter sa belle

    À quelques doux câlins,

     

    Elle a baissé les yeux

    Son visage a rougi

    Et d’un pas indécis

    S’est approchée un peu…

     

    Il a ouvert les bras

    Un sourire à ses lèvres

    De sa plus douce voix

    A susurré la trêve,

     

    Elle a fermé les yeux

    Lui a offert sa joue

    Elle a prêté son cou

    Aux rites amoureux…

     

    Il a fermé les bras

    Pour enlacer sa belle

    S’enivrer de son miel

    Et de ses râles bas,

     

    Il a serré le poing

    Lui a soufflé je t’aime

    Et le visage blême

    Il a levé la main !

     

    "Il a ouvert les mains" extrait de "PO-M-ROCK"

    Interprété et mis en Musique par les élèves de l'atelier "Slam et Musique" du Lycée de Navarre à Saint-Jean-Pied-de-Port

    Vidéo sur : https://www.youtube.com/watch?v=ZeV7hTe4Dng

    Immense merci à eux !

     

    Il a ouvert les mains

     

  • PAS DE VOEUX

     

    PAS DE VŒUX !

    Pas de vœux cette année
    Des aveux avérés
    D’insouciance enterrée
    De jouissances gâchées,

    Pas de vœux en ce soir
    Désaveu aux mâchoires :
    Ils seraient illusoires
    Les désirs dérisoires,

    Pas de vœux déplacés
    De chaleureux souhaits
    Nos espoirs agrippés
    Aux espoirs des grippés,

    Pas de vœux en cette heure
    Pas le feu, pas le cœur
    Pas de souhaits, pas de leurre
    Juste des jours meilleurs...

    Laurent Ayçaguer, décembre 2020

    2020 2021 def ok

     

  • DECONFITS

    Appel au secours

    Des âmes esseulées

    Pour le grand retour

    Des déconfinés,

    Au diable les frasques

    Le bon temps n'est plus

    Derrière les masques

    La grande inconnue...

     

    Appel aux distances

    Aux gestes barrières

    C'est la nouvel' danse

    Du pas en arrière,

    Adieu le sourire

    Qui pouvait charmer

    Il faudra séduire

    Sans trop (s)’exposer…

     

    Plus de baisers, plus d'accolades

    Juste les yeux en embuscade,

    Pas de corps à corps, ni d'étreinte

    Ce sera l'amor sous contrainte !

     

    Appel à l'envie Des célibataires

    Quand les lieux de vie

    Seront délétères,

    Bye bye les fiestas

    Le règne du mètre

    Sera le diktat

    Il faut bien l'admettre !

     

    Appel déconfit

    Des cœurs en pâture

    Ça sent le roussi

    La déconfiture,

    Déprimante vie

    Si la peur est là

    Alors que l'envie

    Chatouille l'émoi...

     

    Plus de baisers, plus d'accolades

    Juste les yeux en embuscade,

    Pas de corps à corps, ni d'étreinte

    Ce sera l'amor sous contrainte !

     

    "Petite inspiration" du dimanche 3 mai...

    Prenez-soin de vous ! 

    Deconfits

     

  • LA COIFFEUSE

    Elle écoute des histoires

    Comme on écoute la mer

    En noyant son regard

    Sur les dunes côtières,

    Elle écoute des histoires

    Des ragots, des chimères

    Qu’elle emporte le soir

    À des années lumière.

     

    Elle met des couleurs

    Aux cheveux les plus noirs

    Sur des potins mineurs

    Sur des mots sans histoire,

    Elle met des couleurs

    Aux idées les plus noires

    Comme un peu de chaleur

    Au fond d’un isoloir.

     

    Refrain :

    La coiffeuse soupire

    Entre soins et brillance

    Quand la journée s’étire

    Au son des confidences…

     

    Elle connaît les gens

    Et le temps qu’il fera

    Au travers des clients

    Qui passent entre ses doigts,

    Elle connaît le temps

    Qu’il faut passer parfois

    À écouter du vent

    Des mots de second choix.

     

    Elle rêve d’un ciel

    D’un endroit silencieux

    Loin des tubes de gel

    Et des shampoings aux œufs,

    Elle rêve d’un ciel

    Loin de tous les aveux

    Des femmes infidèles

    Des hommes prétentieux.

     

    Refrain :

    La coiffeuse soupire

    Entre soins et brillance

    Quand la journée s’étire

    Au son des confidences…

     

    Elle écoute des histoires

    Comme on écoute la mer

    Juste…

    Pour un peu de pourboire

    Dans une boîte en fer.

     

    En attendant qu'une mélodie vienne s'y frotter... à bon entendeur musicien... salut ! ;-)

    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/la-vie-extraordinaire-des-gens-ordinaire.html

    Coiffeuse

     

  • LE DESERT AVANCE

    Le désert avance, avance

    Et nous autres,

    Nous comptons les grains de sable

    Pitoyables

    Nous brûlons par les deux bouts

    Nos atouts.

     

    La mer monte, monte, monte

    Et nous autres,

    Nous épongeons les records

    Sans accord

    Nous cautionnons sans ambages

    Le naufrage.

     

    Sous le soleil exactement

    Et sous les eaux prochainement

    Nous continuons dans l'indécence

    À scier la branche et la chance,

    Sous le soleil exactement

    Et sous les eaux prochainement

    Nous cultivons dans l'abondance

    Les prés carrés de l'inconscience.

     

    La facture grimpe, grimpe

    Et nous autres,

    Nous flambons allègrement

    Arrogants

    Nous tournoyons dans le vide

    Trop avides.

     

    La planète brûle, brûle

    Et nous autres,

    Nous cachons sous le tapis

    Le déni

    Nous attisons le brasier

    Insensés.

     

    Sous le soleil exactement

    Et sous les eaux prochainement

    Nous continuons dans l'indécence

    À scier la branche et la chance,

    Sous le soleil exactement

    Et sous les eaux prochainement

    Nous cultivons dans l'abondance

    Les prés carrés de l'inconscience.

     

    Le désert avance, avance

    Et nous autres,

    Nous maquillons par les mots

    Tous nos maux

    Nous occultons l'essentiel

    Démentiel !

     

    Extrait de "53 Pavés dans la mare"

    Alors que l'Australie brule...

    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/53-paves-dans-la-mare.html

     

    Australie

     

  • MON SEIN

     

    MON SAIN

    Mon très cher sein, enfin, nous y voilà
    Pour la dernière étape du combat
    Après quelques semaines de mi-temps
    L'heure est venue d'en découdre à présent

    Tu vas retrouver une jolie forme
    Qui sera davantage dans les normes
    De nouveau tu vas laisser deviner
    En quelques courbes ma féminité

    Dans ce couloir tapissé par le froid
    Où j'attends que l'on s'occupe de moi
    Autour, le personnel sans fin s'agite
    Alors que s'en suit l'instant du verdict

    Dans cette salle à la lumière dense
    Je murmure au revoir à ma conscience
    Soudain, je sens mon esprit qui s'endort
    Pour ne leur laisser de moi que mon corps

    Les voix se diluent en quelques secondes
    Se transforment en bribes vagabondes
    Me voilà plongée dans l’obscurité
    Dans l’ombre d’une absence minutée

    D'un coup, le bruit tout autour me réveille
    Le temps a filé et l'on me surveille
    Peu à peu ma vision redevient nette
    J’atterris doucement sur notre planète

    J’oscille pendant de longues minutes
    Entre des songes aux formes de volutes
    Mes sens encore engourdis se réveillent
    J’en ai fini de mon moelleux sommeil

    Dès lors, mon sein, tu as repris ta place
    Dans ma toute jeune vie, dans mon espace
    De ce défi que tu m'as imposé
    J'ai puisé une force insoupçonnée

    La vie continue son ballet de danse
    Reprenant le soyeux fil de son sens
    Je navigue vers de nouveaux horizons
    Guidée et portée par ma guérison

    Résolument, le regard vers l'avant
    Devenue seule maîtresse de mon temps
    Des envies et des idées plein la tête
    Je fonce, exaltée, telle une girouette !

    Marion Cousinet et Laurent Ayçaguer, juillet 2019

     

    Mon sain 1

     

  • CES QUELQUES NOTES

     
    Je jetais ma cigarette
    M'asseyais sur le pavé,
    Quand la fille à sa fenêtre
    S'installait à son clavier.
    Je scrutais la rue déserte
    Et la belle pianotait
    Elle jouait quelques notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    On s'enfonçait dans le soir
    La nuit peu à peu tombait
    Les sons dansaient dans le noir
    Et mon âme s'enivrait.
    Elle ne devait pas savoir
    Que j'étais à ses côtés
    À savourer quelques notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    J’accompagnais de mes doigts
    Les refrains qu'elle chantait
    Et la douceur de sa voix
    Tout doucement me berçait.
    Avec le recul je crois
    Que mon cœur s'enhardissait
    Sous le charme de ces notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    Mais son père à la même heure
    Chaque soir l'interrompait
    "Ma fille il est bientôt l'heure
    Demain il faut se lever".
    Et dans un soupir majeur
    La belle arrêtait de jouer
    Et cessait ces quelques notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    J'allumais ma cigarette
    Le cœur encore sonné
    Regardais à la fenêtre
    Le store qui descendait.
    Je quittais la rue déserte
    Le lendemain revenais
    Pour écouter ces trois notes
    Qu'aujourd'hui je vous rapporte...
    ... à peu près.
     
    "CES QUELQUES NOTES" inédit 2019 à paraître en octobre...
    http://laurentaycaguer.e-monsite.com/
     
    Fenetre mai 2019
     
     

  • PRINTEMPS DES POETES

     
    Enfin le printemps… des poètes
    Point d’attribut point d’épithète
    Point de technique ou de manière
    Place aux enfants d’Apollinaire…
    Des fonds de caves aux basses-cours
    Retrouvons l’âme troubadour
    Abusons de l’alexandrin
    Le cœur léger, le cœur badin,
     
    Enfin le printemps… des poètes
    Les muses vont être à la fête
    Les aubades seront légion
    Dans une armée de séduction,
    Tous les aphones le déflorent
    Des bourgeons de mots vont éclore
    Et nos bouches s’évertuer
    À ne parler qu’avec des pieds,

    Enfin le printemps… des poètes
    Sonnez sonnets sonnez trompettes
    La poésie reprend ses droits
    Sur le verlan sur le kesta…
    Point de honte en ce mois de mars
    Les rimes recouvrent leur place
    Et nos âmes vont s’abreuver
    De quelques vers aux premiers rais !
     
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